Association Pic La Poule - Compagnie chorégraphique

la compagnie

Qui se cache derrière Pic la Poule ?


Barbara Blanchet, s’est formée au conservatoire de Poitiers, son parcours d’interprète l’amène très tôt à travailler pour le jeune public avec « Baleine » pièce de Claude Magne/Cie Robinson, qu’elle tourne 300 fois dont 2 saisons consécutives à l’opéra Bastille. Elle poursuit ensuite le travail engagé avec la compagnie Robinson avec d’autres créations comme « IOWI », « Aqua 2 (o) »...

A Poitiers, ses collaborations se font avec Odile Azagury/Cie Les clandestins dans les pièces « Ça coûte combien un ange ? », « Pour une alouette » mais encore avec Claire Servant pour des évènements performatifs les « Voilà ».

Aujourd’hui, et depuis une dizaine d’années, Barbara est interprète pour Jackie Taffanel/Groupe incliné (« Electro Korpus », « Délier les anges », « Tact ! »...).

Outre sa carrière d’interprète, Barbara mène depuis 15 ans un travail sur le territoire picto-charentais en privilégiant la rencontre avec les amateurs (stages, cours ouverts, ateliers, productions). Pour elle, création et enseignement, se nourrissent l’une de l’autre. En conséquence, elle développe un goût particulier pour ce dernier.


Laurent Falguiéras, sportif de haut niveau au départ, découvre la danse au SUAPS de Poitiers. Il se forme au conservatoire de Poitiers auprès d’Odile Azagury et devient un de ses interprètes dans les années 2000. Ses aventures le mènent plus tard auprès de C. Magne, N. Pernette et D. Plassard.

Laurent travaille aux côtés de Nathalie Pernette depuis 10 années désormais, dix ans pendant lesquels Laurent aura dansé « De Profundis », « La maison », « Les miniatures », « Le Repas », « Les Naufragés », « Pedigree », « Le Nid », « le Sacre ».

Il continue également d’explorer l’univers de la rue et de la danse dans l’espace public avec Agnès Pelletier Cie Volubilis « Eau d’écorce », « Les apéros volubiles » et « Ravalement de façade ».

En dehors du plateau, Laurent, aime à s’exprimer artistiquement dans l’espace public lors de performances.

Grâce à son passé de rugbymen, Laurent intervient auprès de sportifs amateurs et mène en parallèle depuis 2002 des ateliers autour de Lussac-les-Châteaux.

Quelles danses à inventer pour Pic la Poule ?


La fondation de leur compagnie : Pic la Poule trouve son origine dans leur désir de créer une pièce autour de l’oeuvre de Beckett, et en particulier autour de la pièce de théâtre : « En attendant Godot ». De mêler l’absurde et le concret, d’être en mouvement ensemble sur scène pour affirmer une pensée, un regard sur l’humain. Ce sera « En attendant la nuit » (2001).
En cours de route, les projets naissent, abondent : « A qui mieux mieux », « Scène de ménage/Ménage en scène », « L’âne haut », « Ils m’ont laissé là », « Les Décharnés » (2008) « Perlimpinpin »(2008) mettant en scène un ou plusieurs interprètes. Les créations sont portées par l’un ou l’autre des chorégraphes mais toujours écrites en étroite collaboration.
Récemment Barbara et Laurent ont travaillé chacun de leur côté tant sur « Juste après » que sur « Déjà vu », des pièces où l’un et l’autre sont au plateau, dans des formes plus légères (solo et duo) : soit des écritures personnelles interrogées systématiquement par l’un et l’autre.

Derrière Pic la poule quel projet artistique ?


Ce qui fait la particularité et l’originalité de la compagnie : une danse engagée où le mouvement est à l’honneur mais pas seulement. Il s’agit aussi depuis le début d’accepter, de dire l’absurdité et le sensible. De questionner la place du spectateur. Un va et vient permanent se fait entre le travail réalisé avec les amateurs et le travail réalisé en répétitions pour la création des spectacles. Le partage est au coeur même des créations, et une interrelation directe existe de fait entre le travail mené auprès des amateurs et le travail réalisé en studios.

Pic la Poule, ce serait donc deux artistes, unis autour de valeurs telles que la fidélité, le temps, l’exigence, le choix de défendre la danse « en mouvement » choix de départ et qui perdure encore ; qui se nourrissent l’un et l’autre de choses identiques malgré des personnalités et des désirs différents. Deux artistes qui croient à la richesse de l'échange, des points de vues, à la notion de travail en commun, au respect de l'imaginaire personnel.

Deux artistes qui affirment bien la même démarche :
Aujourd’hui que signifie le mouvement ? Qu’est-ce qu’un espace chorégraphique et ses limites ? Qu’ai-je à vous dire ? S’engager, oui, mais comment ?

Démarche qui prend parfois des accents esthétiques différents...